jeudi 24 avril 2014

C-130 Hercules : La nécessaire rénovation des appareils de l’Armée de l’Air - Seconde Partie


Partie 2:

Débat autour de l'armement des Hercules C-130 de l'Armée de l'Air


   Dans la première partie de notre dossier consacré à la rénovation des Hercules de l'Armée de l'Air, nous sommes revenu sur l'historique complexe de cette modernisation maintenant attendue dans les semaines à venir.
   Nous y avons évoqué les retours d'expérience des récentes opérations en Afrique ainsi que le besoin exprimé par le Commandement des Opérations Spéciales pour un armement de ces appareils. Ce qui nous a permis de faire un état des lieux de l'avancement du projet Gerfaut que notre Portail suit depuis plusieurs mois.

   Nous allons voir aujourd'hui que ce projet d'armer les Hercules provoque un véritable débat qui met à jour les tensions internes à nos forces armées en générales, et au COS en particulier.

 

mercredi 23 avril 2014

C-130 Hercules : La nécessaire rénovation des appareils de l’Armée de l’Air - Première Partie


Partie 1:

Besoins opérationnels et propositions industrielles



Depuis quelques années, le sujet de la modernisation de nos C-130 Hercules, notamment utilisés par nos forces spéciales, revient sur le devant de la scène. Pourtant, à l'heure actuelle, un certains flou règne sur l'ensemble de ce programme de revalorisation, aucune source d'information officielle ne détaillant l'état d'avancement du programme.

   Depuis plusieurs mois déjà, nous menons l’enquête.


De 2008 à 2014, l'impossible rénovation des Hercules



   Alors que le programme A400M prévoyait initialement de remplacer l’ensemble des C-160 et C-130 de l’armée de l’air, la publication du dernier Livre Blanc de la Défense en Avril 2013 laissait entrevoir un étalement des livraisons du nouvel avion de transport européen. Ce document officiel formalisait également le renforcement des moyens aériens dédiés aux opérations spéciales (1), des moyens par définition plus tactiques que stratégiques.
Dans ce contexte, validé depuis par la Loi de Programmation Militaire en décembre, il apparait clairement que les 14 Hercules de l’Armée de l’Air joueront les prolongations, en restant la monture privilégiée du Commandement des Opérations Spéciale (COS) bien après l’arrivée de l’A400M . Un retrait de service à l’horizon 2025, tel qu’initialement prévu, ne semblait alors plus réaliste.

mercredi 16 avril 2014

Un renfort inattendu pour Sangaris : C-27J lithuaniens!

C27J Spartan lithuanien photo Mindef Lithanie
Petit mais costaud!

A l'heure où l'on se plaint -a juste raison- du manque d'engagement des pays européens dans l'opération Sangaris, où la force Eufor-RCA peine à se mettre en place faute de pays contributeurs, un petit rayon de soleil nous vient de l'Est.

En effet, la Lithuanie, pays militairement puissant entre tous en Europe(ahem!), a ELLE fait un effort conséquent en envoyant deux des ses trois C-27J Spartan afin de soutenir la force Sangaris depuis le Tchad.


Le C-27J Spartan est un bimoteur de transport tactique fabriqué par Alenia Aermacchi aux performances remarquables. Doté de la même avionique et des mêmes moteurs que le C-130J, il peut décoller avec 11,5T (ou 46 parchutistes) de chargement ou convoyer 10T de chargement sur une distance de 4000 Kms. Sa taille relativement faible par rapport à sa motorisation l'autorise à évoluer à partir de terrains extrêmement sommaires. Il dispose en plus d'un système d'autoprotection sophistiqué.Sa version "Gunship" originale (canon porté sur palette) avait été particulièrement remarquée au salon du Bourget 2013.

Basés à Ndjamena, les C-27J lithuaniens ne sont bien entendu pas destinés à prendre directement part aux engagements, mais en cette période de tension sur les moyens aériens de transport français, cette contribution est la bienvenue.

Après l'envoi de soldats Estoniens, certes peu nombreux, mais une contribution remarquée relativement à la taille de cet autre petit pays baltique, l'heure est elle à s'interroger sur la solidarité des différents pays de l'union européenne?

Source

Quelques photos sur place ici






mardi 15 avril 2014

Résumé complet: Red Bull Air Race 2014 : Rovinj – Croatie

  Le week-end dernier (12 et 13 avril) se tenait à Rovinj, en Croatie, la deuxième course de la saison 2014 des Red Bull Air Race (RBAR). Et si l’on ne devait faire qu’une seule réflexion, ça serait : Wow ! Quelle course !
Cependant, vous pensez bien que le Portail ne publierait pas un article si l’on ne se cantonnait qu’à ces quelques mots. Prêt pour un débriefing de course ?
Alors… Smoke on!

Article de Bastien Otelli

Celles et ceux qui ont suivi la course en direct sur le site Red Bull TV (RBTV) ont peut-être remarqué que, comparée à la retransmission d’Abu Dhabi, la réalisation était franchement meilleure. Davantage de caméras, plus d’onboard views, plus de statistiques – notamment un module présent au bas de l’écran qui indiquait en temps réel (et en permanence, svp) l’air-speed du concurrent. Mais puisqu’en France, on aime bien chipoter, on regrettera juste qu’aucune indication de facteur de charge n’ait été affichée. Espérons que RBTV palliera à ce manque, pour les prochaines courses. Egalement, toujours au niveau de la réalisation, on a grandement apprécié les caméras placées sur les casques des Air Gators, ces spécialistes chargés de remplacer les pylônes lorsqu’ils sont percutés par les avions. Et pour cette deuxième course, on peut dire qu’on les a vu très souvent ! Nous y reviendrons… largement !


Par rapport au samedi, la météo de dimanche était moins bonne avec, notamment, un vent plus fort qui soufflait de l’ouest. Des conditions particulièrement difficiles combinées au fait que les jours précédents, les pilotes s’étaient entraînés et qualifiés avec des repères climatiques différents. Ce n’est cependant pas nous, spectateurs, qui nous en serions plains d’autant que ces conditions atmosphériques sublimaient les saumons d’ailes en les parant parfois de très belles aigrettes, accentuant un peu plus la sensation de vitesse… On aime !

lundi 14 avril 2014

Vers un futur plus vert des avions Partie II

Photo de présentation de Clean Sky http://www.cleansky.eu/
Suite de l'article sur le futur vert de l'aviation publié ici

L'été dernier, durant le salon du Bourget  une annonce pourtant fondamentale pour l'avenir de l'aviation relativement  est passée inaperçue entre la guerre commerciale Airbus/Boeing et les époustouflantes démonstrations du Sukhoi 35 : Le programme européen "Clean Sky 2".
Il s'agit d'un partenariat public/privé en continuation du programme "Clean Sky 1" qui avait été doté de 1,6 milliard d'euros.
Clean Sky 2 est encore plus ambitieux, avec une dotation de l'UE de 1,8 milliard d'euros à laquelle s'ajoutent 2,25 milliards d'euros d'investissements privés.

Ces programmes s'inscrivent dans le cadre de l'initiative "vision 2020" et sont dirigés par l'ACARE (Adisory Council for Aeronautics Research in Europe). Il tendent à des objectifs très ambitieux, rien de moins que de diviser la consommation et la production de CO2 de 50%; de diminuer le bruit par un facteur 2 et la production de NOx 80% du transport aérien par rapport à 2001!
Le programme Clean Sky était articulé autour de six grands démonstrateurs de technologie. Clean Sky 2 lui est, nous le verrons plus loin, centré sur trois prototypes. On voit donc bien qu'il s'agit de projets appliqués. Les six axes de recherche de Clean Sky 1 étaient les suivants:

dimanche 13 avril 2014

Le Recce Meet 2014 en images


Ce jeudi 10 avril, ce sont pas moins de 250 spotters qui ont été accueillis sur la base de Mont de Marsan pour un des événements de l'année qui rapproche le Mirage F1 de sa retraite. Comme une des dernières notes du chant du cygne, le Recce Meet 2014, seconde édition d'un exercice créé par l'escadron 2/33 Savoie l'année dernière, est aussi la dernière organisée par cette unité qui sera dissoute cet été. Le but principal recherché par cet exercice qui a duré une semaine est la transmissions des valeurs et savoir faire de la reconnaissance aérienne. Car même si les Mirage F1 et leurs caméras argentiques laisserons la place aux Rafale et sa nacelle de reconnaissance numérique à très longue portée, et que donc les techniques et doctrines évoluerons, cette compétition sera surtout l'occasion de passer le témoin.

Trois photographes ont bien voulus répondre présent à la demande de l'équipe de notre blog pour nous transmettre leurs images. En cliquant sur les liens des photographes, vous découvrirez encore plus de photos. Un grand merci à Pierre Etienne Langenfeld (site web/page Facebook), Vincent Massé (site web) et Syvain Gourheu (site web)

Un F-18 Hornet Espagnol, dont la désignation locale est  C-15

samedi 12 avril 2014

Première mondiale de Dassault: évolutions en patrouille serrée pour le nEUROn, un Rafale et un Falcon 7X

L'aigle, le Faucon et l'épervier.
Assez inhabituellement, la com de Dassault Aviation a lancé un bien étrange teaser vidéo il y a quelques jours, suivi de tweets tous aussi mystérieux, et nous annonçant une première mondiale qui serait révélée ce samedi à 14H00.
Le mystère est enfin levé.Dassault Aviation, un des rare constructeur étant compétent aussi bien dans le domaine des avions d'affaire, des avions de combat et aussi dans le domaine hautement technologique des avions de combat non pilotés a réussi le pari de faire voler ces avions, aux performances très différentes, ensembles.

Article co-écrit par Yves Pagot et Bruno Etchenic.

C'est aussi l'occasion d'un des première pour le nEUROn, qui vient de réaliser son vol le plus long. Le défi technique pour les équipes ayant mis au point ce vol sont multiples. Car c'est bien une première mondiale. Jamais un vol en patrouille n'a été effectué entre plusieurs avions impliquant un Drone. Et il ne s'agit pas simplement d'un vol "ruban" donnant l'occasion de quelques prises de vues aérienne utiles à l'image de marque du constructeur. Plusieurs évolutions serrées ont été réalisées (toutes n'ont pas été incluses dans cette courte vidéo de présentation), des croisements, des changement de formation, etc.


Il n'y a rien d'évident à voler autour d'un engin non piloté. L'appareil suit un plan de vol prédéfini, et ses changements de trajectoires sont bien plus brusques que lorsqu'un pilote est à bord, la machine n'ayant aucune considération de confort pour un pilote n'étant pas présent. Les pilotes accompagnant le drone ont aussi été briefés sur certaines caractéristiques de vol propre au drone. En effet, si il survient une coupure de la liaison de donnée avec la station sol, l'aéronef prendra immédiatement le cap vers sa base, sans prévenir personne. De même, si il survient une extinction de son réacteur, le drone piquera vers le sol afin d'entamer une procédure de redémarrage automatisée.

D'autres parties du vol, plus spectaculaires devraient être publiées d'ici quelques temps.

C'est en tout cas une formidable démonstration de savoir faire, comme aime à le rappeler Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation:

 « Cet événement illustre notre maîtrise des technologies les plus avancées. Nos 
compétences dans les domaines civils et militaires s’enrichissent mutuellement pour 
concevoir et produire des avions d’exception au service des armées et des 
utilisateurs de Falcon. » 


Autre première dans la vidéo: étant donné que tous les vols d'ouverture du domaine de vol ont été réalisés, on peut observer le drone voler en mode de commandes "furtif". C'est à dire que vous ne verrez pas, ou de façon très peu perceptibles, les gouvernes bouger. La mécanique du vol ayant un effet très pervers sur la "furtivité" de l'appareil, tout un système hautement technique et dont le fonctionnement est évidemment confidentiel permet de palier à ce défaut.

Le journal télévisé de TF1 de 20H devrait publier un mini-reportage, et d'autres photos et vidéos devraient nous arriver dans les semaines à venir.